Le Bricabrac Schizophrénique

des idées en vrac, une pincée de bonne humeur et une bonne dose d’amitié…

 
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Ma terrible racaille à laits végétaux 14 mars, 2009

Classé dans : la cuisine — Nizou @ 2:11

Hep! :o D

« C’qui celui là? »

Heu…

« Ah oué il me semble que Blandine -Ôh plume virtuose- n’est pas la seule personne à l’origine du Bricabrac. » – « C’qui l’autre? » – « Nizou, c’est ça? » – « Ça n’fait pas un moment que tu devais écrire un article? »

-_-’

Je viens vous parler d’un truc carrément intéressant pour les gens qui, comme Blandine et moi, raffolent de laits de soya, d’amande, de riz, et autres laits végétaux tellement savoureux! Oh oui, tellement savoureux pour les petits gourmets que nous sommes tous deux, capables d’engloutir presque 3 litres de laits de riz, riz-amande, et riz-vanille, à nous deux en une soirée! Mais pas savoureux du tout pour nos porte-monnaies (comment une mini poignée de riz blanc dans un litre d’eau peut être vendue à ce prix?!?), ni pour nos petits bras (il me faut les trainer jusqu’en haut de ma colline mes paquets de laits T_T)!

Je ne me souviens plus si la Soyquick m’est apparue dans une grotte ou si elle m’est tombée sur la tête alors que je rêvassais sous un Soyquickier (un arbre à Soyquick, connais pas?), mais j’ai eu un beau jour l’envie de fabriquer mon lait moi même. J’ai comme d’habitude, lorsqu’une drôle d’idée me vient, mené ma petite enquête en grande partie sur la toile où j’ai découvert que des robots existent, capables de me préparer sans difficulté des laits végétaux délicieux, ainsi que du tofu frais, en économisant! J’étais tout content! Je poursuivais alors mon enquête afin de déterminer laquelle serait la plus apte à devenir ma nouvelle amie. Les comparaisons semblaient désigner la Soyquick comme étant l’une des meilleures machines disponibles, et l’une des moins moches (Ça ressemble à une grosse bouilloire dégénérée avec un appendice mixeur dedans).

La toute dernière Soyquick (ou Soyquick 930P) se différencie de ses prédécesseurs et de la grande majorité de ses concurrentes par l’absence de filtre dans l’appareil: Pour faire court, les autres machines mixent les ingrédients dans un pot-filtre plongé dans l’eau afin que seules les particules fines se diffusent à travers celui ci. La Soyquick, elle fait tout de suite sa rebelle; elle est filtrophobe. En fait, les pauvres graines condamnées doivent être jetées directement dans l’eau, et elle mixe tout d’un coup. Le filtrage se fait alors à la fin de la fabrication; on doit verser le lait au travers d’un tamis afin de le séparer des fibres et autres particules qui grattent à l’intérieur de la gorge.

Eh bah c’est bien lourd! Le tamis se bouche tout le temps; il faut gratter avec une cuillère, presser, le vider, et ce bien 3 ou 4 fois avant que tout ne soit filtré. En plus de ça, il laisse passer des fibres dans le lait… ça gratte un peu la bouche :o / Et pour couronner le tout, cette bourrine chauffe grâce à une résistance plongeant directement dans l’eau. Les fabriquant de bouilloire ont intégré depuis longtemps que les résistances ne doivent pas êtres au contact de l’eau, mais pas les ingénieurs de chez Soyquick! Il leur faut plus de temps que les autres. Du coup je suis certain que d’être directement au contact de l’élément chauffant dénature le lait. Et pour preuve, des résidus y sont toujours collés après la préparation. Non seulement cette résistance est couverte de résidus à frotter au grattoir, mais en plus elle se tord dans tous les sens afin de me compliquer la tâche de nettoyage. Et tout ça fait que même si on veut fabriquer des laits à la suite, il faut quand même nettoyer la chose sinon les résidus crament dans le lait d’après… Trop bien! Au final, la fabrication du lait prend nettement plus de temps que ce que j’imaginais.

Ah oui, si après tout ça, il vous vient encore la drôle d’idée de l’acheter, sachez qu’ils ont oublié d’intégrer un programme pour laits crus. Alors qu’un lait d’amande doit être préparé sans cuisson, le mien est cuit de force par cette racaille… détruisant une bonne partie du goût si délicieux des amandes. Et le pire, c’est le lait de riz… ça ne se prépare que cru, sinon ça donne un liquide grumeleux non homogène texture morve de troll des montagnes. C’est d’autant plus incompréhensible que les anciennes machines Soyquick -au caractère plus conciliant- proposent un programme sans chauffe. -_-’

Grand ingénieur de chez Soyquick, entendez mon appel. Je souhaite que nous discutions amicalement autour d’un lait de soya fibreux aromatisé aux résidus cramés sur l’élément de chauffe. Nous pourrions alors nous abandonner ensembles à quelques activités ludiques bienvenues? À qui grattera le mieux son tamis sadique? Parviendrez-vous à éliminer les résidus vicieux logés dans les recoins tortueux de la résistance maléfique? De combien de litres de morve du troll Lait-de-Riz-Soyquick pourrions-nous vous gaver? Mais avant de nous quitter, je vous proposerai de participer à un psychodrame: Vous incarnerez un lait d’amande désemparé exprimant toute sa peur et sa colère face à la fatalité de la cuisson, et moi je tiendrai dans mes mains la cruelle résistance chauffée à blanc et essayerai de vous marquer la peau. Vous pourriez ainsi mieux ressentir les drames qui se jouent tous les jours chez les victimes d’une racaille Soyquick, et peut être y remédier.

Enfin… cette machine me permet tout de même de fabriquer un lait d’amande meilleur que ceux du commerce, et un bon lait de soya, pour un prix très avantageux. Cependant, j’ai le pressentiment qu’elle aura une fin brutale. Je risque en effet de la casser un jour prochain, par inadvertance, et de devoir en acheter une nouvelle, mais pas une Soyquick! Pas fou le Nizou!

À tous ceux étant tentés par l’aventure, voici la paroles du grand Nizou: Suite à cette expérience Soyquickienne pleine de savoureuses découvertes mais aussi de frustrations, je vous propose d’orienter votre choix vers l’une de ces trois machines:

La Soyabella -la plus esthétique- et la Vegan Star DR280 sont des robots bien mieux pensés. Elles semblent être de conception identique et seul l’aspect change. On peut se les procurer auprès de la société PGS qui livre dans toute l’Europe, et chez Keimling uniquement pour la Soyabella. Elles se différencient de mon appareil du fait que ces deux ci broient les graines dans un pot-filtre interne -comme les anciennes Soyquick. Ce système a comme inconvénients de limiter la quantité d’ingrédients que l’on peut ajouter à une préparation. En contrepartie, il facilite la préparation puisque le lait ne nécessite pas d’être filtré une fois le programme terminé. Elles incorporent notamment un programme sans chauffe (pour les laits de noix, d’amande, de riz…) et sont équipées d’une résistance chauffant au travers du récipient en inox (pas de résidus cramés et nettoyage simplifié!).

La plus laide des trois est la Vegan Star VR1, également disponible sur le site de PGS. Très similaire aux précédentes et pour un prix plus élevé, elle semble n’apporter que quelques améliorations mineures: Un pot-filtre légèrement plus grand permettant une plus grande liberté quant aux ingrédients, et un système d’attache de ce dernier plus efficace…

Vous pourrez profiter de tout plein de recettes de laits végétaux sur le site de C Fait Maison, lesquelles utilisent la Soyabella, mais sont adaptables aux deux autres machines citées.

À bientôt les gens!

 

 
 

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