Le Bricabrac Schizophrénique

des idées en vrac, une pincée de bonne humeur et une bonne dose d’amitié…

 

Ma terrible racaille à laits végétaux 14 mars, 2009

Classé dans : la cuisine — Nizou @ 2:11

Hep! :o D

« C’qui celui là? »

Heu…

« Ah oué il me semble que Blandine -Ôh plume virtuose- n’est pas la seule personne à l’origine du Bricabrac. » – « C’qui l’autre? » – « Nizou, c’est ça? » – « Ça n’fait pas un moment que tu devais écrire un article? »

-_-’

Je viens vous parler d’un truc carrément intéressant pour les gens qui, comme Blandine et moi, raffolent de laits de soya, d’amande, de riz, et autres laits végétaux tellement savoureux! Oh oui, tellement savoureux pour les petits gourmets que nous sommes tous deux, capables d’engloutir presque 3 litres de laits de riz, riz-amande, et riz-vanille, à nous deux en une soirée! Mais pas savoureux du tout pour nos porte-monnaies (comment une mini poignée de riz blanc dans un litre d’eau peut être vendue à ce prix?!?), ni pour nos petits bras (il me faut les trainer jusqu’en haut de ma colline mes paquets de laits T_T)!

Je ne me souviens plus si la Soyquick m’est apparue dans une grotte ou si elle m’est tombée sur la tête alors que je rêvassais sous un Soyquickier (un arbre à Soyquick, connais pas?), mais j’ai eu un beau jour l’envie de fabriquer mon lait moi même. J’ai comme d’habitude, lorsqu’une drôle d’idée me vient, mené ma petite enquête en grande partie sur la toile où j’ai découvert que des robots existent, capables de me préparer sans difficulté des laits végétaux délicieux, ainsi que du tofu frais, en économisant! J’étais tout content! Je poursuivais alors mon enquête afin de déterminer laquelle serait la plus apte à devenir ma nouvelle amie. Les comparaisons semblaient désigner la Soyquick comme étant l’une des meilleures machines disponibles, et l’une des moins moches (Ça ressemble à une grosse bouilloire dégénérée avec un appendice mixeur dedans).

La toute dernière Soyquick (ou Soyquick 930P) se différencie de ses prédécesseurs et de la grande majorité de ses concurrentes par l’absence de filtre dans l’appareil: Pour faire court, les autres machines mixent les ingrédients dans un pot-filtre plongé dans l’eau afin que seules les particules fines se diffusent à travers celui ci. La Soyquick, elle fait tout de suite sa rebelle; elle est filtrophobe. En fait, les pauvres graines condamnées doivent être jetées directement dans l’eau, et elle mixe tout d’un coup. Le filtrage se fait alors à la fin de la fabrication; on doit verser le lait au travers d’un tamis afin de le séparer des fibres et autres particules qui grattent à l’intérieur de la gorge.

Eh bah c’est bien lourd! Le tamis se bouche tout le temps; il faut gratter avec une cuillère, presser, le vider, et ce bien 3 ou 4 fois avant que tout ne soit filtré. En plus de ça, il laisse passer des fibres dans le lait… ça gratte un peu la bouche :o / Et pour couronner le tout, cette bourrine chauffe grâce à une résistance plongeant directement dans l’eau. Les fabriquant de bouilloire ont intégré depuis longtemps que les résistances ne doivent pas êtres au contact de l’eau, mais pas les ingénieurs de chez Soyquick! Il leur faut plus de temps que les autres. Du coup je suis certain que d’être directement au contact de l’élément chauffant dénature le lait. Et pour preuve, des résidus y sont toujours collés après la préparation. Non seulement cette résistance est couverte de résidus à frotter au grattoir, mais en plus elle se tord dans tous les sens afin de me compliquer la tâche de nettoyage. Et tout ça fait que même si on veut fabriquer des laits à la suite, il faut quand même nettoyer la chose sinon les résidus crament dans le lait d’après… Trop bien! Au final, la fabrication du lait prend nettement plus de temps que ce que j’imaginais.

Ah oui, si après tout ça, il vous vient encore la drôle d’idée de l’acheter, sachez qu’ils ont oublié d’intégrer un programme pour laits crus. Alors qu’un lait d’amande doit être préparé sans cuisson, le mien est cuit de force par cette racaille… détruisant une bonne partie du goût si délicieux des amandes. Et le pire, c’est le lait de riz… ça ne se prépare que cru, sinon ça donne un liquide grumeleux non homogène texture morve de troll des montagnes. C’est d’autant plus incompréhensible que les anciennes machines Soyquick -au caractère plus conciliant- proposent un programme sans chauffe. -_-’

Grand ingénieur de chez Soyquick, entendez mon appel. Je souhaite que nous discutions amicalement autour d’un lait de soya fibreux aromatisé aux résidus cramés sur l’élément de chauffe. Nous pourrions alors nous abandonner ensembles à quelques activités ludiques bienvenues? À qui grattera le mieux son tamis sadique? Parviendrez-vous à éliminer les résidus vicieux logés dans les recoins tortueux de la résistance maléfique? De combien de litres de morve du troll Lait-de-Riz-Soyquick pourrions-nous vous gaver? Mais avant de nous quitter, je vous proposerai de participer à un psychodrame: Vous incarnerez un lait d’amande désemparé exprimant toute sa peur et sa colère face à la fatalité de la cuisson, et moi je tiendrai dans mes mains la cruelle résistance chauffée à blanc et essayerai de vous marquer la peau. Vous pourriez ainsi mieux ressentir les drames qui se jouent tous les jours chez les victimes d’une racaille Soyquick, et peut être y remédier.

Enfin… cette machine me permet tout de même de fabriquer un lait d’amande meilleur que ceux du commerce, et un bon lait de soya, pour un prix très avantageux. Cependant, j’ai le pressentiment qu’elle aura une fin brutale. Je risque en effet de la casser un jour prochain, par inadvertance, et de devoir en acheter une nouvelle, mais pas une Soyquick! Pas fou le Nizou!

À tous ceux étant tentés par l’aventure, voici la paroles du grand Nizou: Suite à cette expérience Soyquickienne pleine de savoureuses découvertes mais aussi de frustrations, je vous propose d’orienter votre choix vers l’une de ces trois machines:

La Soyabella -la plus esthétique- et la Vegan Star DR280 sont des robots bien mieux pensés. Elles semblent être de conception identique et seul l’aspect change. On peut se les procurer auprès de la société PGS qui livre dans toute l’Europe, et chez Keimling uniquement pour la Soyabella. Elles se différencient de mon appareil du fait que ces deux ci broient les graines dans un pot-filtre interne -comme les anciennes Soyquick. Ce système a comme inconvénients de limiter la quantité d’ingrédients que l’on peut ajouter à une préparation. En contrepartie, il facilite la préparation puisque le lait ne nécessite pas d’être filtré une fois le programme terminé. Elles incorporent notamment un programme sans chauffe (pour les laits de noix, d’amande, de riz…) et sont équipées d’une résistance chauffant au travers du récipient en inox (pas de résidus cramés et nettoyage simplifié!).

La plus laide des trois est la Vegan Star VR1, également disponible sur le site de PGS. Très similaire aux précédentes et pour un prix plus élevé, elle semble n’apporter que quelques améliorations mineures: Un pot-filtre légèrement plus grand permettant une plus grande liberté quant aux ingrédients, et un système d’attache de ce dernier plus efficace…

Vous pourrez profiter de tout plein de recettes de laits végétaux sur le site de C Fait Maison, lesquelles utilisent la Soyabella, mais sont adaptables aux deux autres machines citées.

À bientôt les gens!

 

 

Mes fufus, mes amours… 9 mars, 2009

Classé dans : les amis, les amours... — Ewillana @ 15:35

Comment rédiger ce blog(ue) sans parler d’eux ? Ils sont dans ma vie depuis bientôt un an pour la première (Chaussette) et ils m’apportent tant de joies au quotidien par leur simple présence qu’il me fallait les présenter et les montrer… Tout a débuté par une période difficile de ma vie, où face à ma solitude, il me fallait trouver un remède. Un colocataire ? Oui, mais plutôt à quatre pattes de préférence… Allez savoir comment au fur et à mesure de mes recherches sur les animaux de compagnie, je suis passée d’un projet de lapin nain… à un furet ! Je tiens à préciser que cette décision d’adopter m’a pris des mois de réflexion et de quête d’information. Pas question de prendre un animal sans en connaître les moindres besoins ! Et en effet, un furet, animal très en vogue actuellement, a des besoins très particuliers… J’en parlerais dans un autre article.

En attendant, une fois ma décision arrêtée sur le furet, où trouver la perle rare ? Les animaleries ? Pas question !! Je n’étais pas végéta*ienne à cette époque là, mais j’ai toujours été contre le système sans foi ni loi des animaleries. Me restait alors les particuliers et les refuges… C’est à cette période que je me suis inscrite sur le forum FREE qui propose des furets et toute sorte de NAC à l’adoption. Malheureusement (ou heureusement), à cette période, il n’y avait pas de furets à replacer, et j’avais d’autres contacts avec des particuliers. Je ne suis pas pour la reproduction (vu le grand n’importe quoi que font la plupart des « éleveurs » et le nombre croissant d’abandons chaque année dans les refuges) soit dit en passant. J’ai donc adopté Chaussette chez une particulière qui ne pouvait plus la garder pour des raisons financières…

L’histoire de Chaussette (1an et demi).

Je devais adopter sa soeur jumelle, Chips, adoptée et rendue plusieurs fois d’abord pour cause de « morsure » (apparemment pas si mordeuse que ça au final) puis pour cause de maladie grave de la « maitresse » (je n’aime pas ce terme). Mais étant débutante avec les furets, et Chips étant traumatisée, elle ne pouvait pas être prise par la peau du cou (c’est indolore mais nécessaire pour beaucoup de soins), sa propriétaire décida de me confier sa soeur Chaussette, réputée très douce et gentille car elle devait de toute façon se séparer de deux de ses furets. Les deux soeurs étant des clones (deux petites boules blanches adorables) et étant complètement ignorante, je me suis laissée faire par les doux yeux de Chaussette et l’ai ramenée à la maison…

Elle fit d’abord tout un cirque sur le chemin de la maison, manquant plusieurs fois de réussir à s’échapper du sac de transport en ouvrant les fermeture éclair dans le métro sous les yeux médusés des voyageurs. Ensuite, arrivée à la maison, je la mis dans son immense cage (j’avais prévu un vrai palace deux semaines auparavant) en pensant : « La pauvre, elle doit être totalement déboussolée, elle vient de perdre sa maman, son copain, sa soeur et sa maison, je vais la laisser tranquille au calme pendant une nuit, histoire qu’elle se remette… ». Deux minutes plus tard, je la trouvais le nez dans les croquettes, me vidant la gamelle avec bon appêtit. Dès qu’elle eut terminé, elle se mit d’abord à me faire les yeux doux derrière les barreaux de la cage, puis voyant que ça ne marchait pas, passa à l’attaque : elle se mit à secouer les barreaux avec les pattes et les dents, puis fit une tentative d’évasion en se faufilant derrière la porte de la cage, plus fine que le reste des barreaux ! J’appelais en urgence mon petit ami, à 21h un dimanche, pour qu’il trouve une série de petits cadenas et je barricadais la cage de ce petit monstre en commençant à entre-aperçevoir l’arnaque dont j’avais été victime… 

Le lendemain matin, m’approchant prudemment de la cage, je me dis : « Bon, une bonne nuit de sommeil a du lui faire du bien, elle est sûrement plus calme, voyons ce que ça donne à l’extérieur… ». C’était une période de vacances, et j’avais donc tout mon temps pour faire connaissance avec elle. Je pensais : « Si elle est peureuse, je vais la laisser m’approcher tranquillement, à son rythme, je ne la forcerais pas, il faut le temps qu’elle découvre son nouvel environnement. ». Quelle naïveté ! Dès qu’elle eu une patte dehors, elle passa son temps à me poursuivre, tentant de rentrer dans les jambes de mon pantalon (mais que voulait elle bien faire ?), essayant de grimper sur moi alors que j’étais assise dans mon canapé… Je la laissais approcher, pas très rassurée (je connaissais les morsures de furet de réputation). Puis vint la première morsure tant redoutée, et je compris que j’avais en face de moi un vrai petit tyran sur pattes (550g), intelligent et rusé. J’essayais de jouer, mais mes mollets et mes poignets l’intéressaient beaucoup plus, et j’étais vraiment morte de trouille.

Une semaine après son arrivée, je l’attrapais d’une main après une énième morsure et la regardais droit dans les yeux : « Je te signale, Chaussette, que tu es la plus petite d’entre nous, j’espère que tu as bien profité de mes mollets car je te préviens,  c’est fini, je ne me laisserais plus impressionner par 550g de poils blancs surmontés de deux paires de crocs !! ». A partir de ce moment, je passais à la phase éducation intensive (voir méthodes dans le prochain post), les morsures devinrent plus sévères, mais je ne lâchais pas. Il n’était pas question de l’abandonner, elle me testait, et j’allais réussir, comme j’avais toujours réussi avec tous les animaux que j’avais connu, avec fermeté mais sans brutalité. Un jour, elle me mordit vraiment fort et sans raison particulière (j’étais tranquillement en train de taper sur mon ordi), et sans réfléchir, je la pris et la mordis aussi. A partir de ce moment là, je pus constater une vraie amélioration dans nos rapports. Elle commençait à me respecter.

Et moi, j’étais de plus en plus attachée à ce petit bout de furet, fier, courageux, intelligent, révolté et entêté. Les morsures s’espaçaient de plus en plus et je décidais d’autoriser de nouveau les visites dans mon appartement. Mon petit ami tout d’abord puis mes amis, tous plus ou moins terrifiés après que je leur ai raconté mes histoires et montré fièrement mes blessures de guerres. Chaussette se montra à la hauteur de sa réputation, bien entendu, terrorisant son monde, apparaissant discrètement de derrière un coussin, chippant un morceau de peau puis filant en vitesse sans qu’on ait le temps de l’attraper. Je continuais son éducation et elle vit de plus en plus de monde, ce qui la rendit plus douce avec le temps (sauf avec mon homme, le pauvre). Néanmoins, je reste actuellement la seule personne qu’elle respecte vraiment.

Avec elle c’est toujours sur le thème de l’amour vache et des pires conneries (en fait ce n’est pas un furet, c’est une créature un tiers-kangourou, un tiers -singe, un tiers-chat le tout sous LSD…) et réclamant en permanence attention et jeux. Elle ne tient pas en place, et d’ailleurs dort très peu pour un furet. Parfois elle me fait l’honneur de dormir sur moi ou dans mes mains, et souvent ses léchouilles ressemblent plus à des préliminaires avant la morsure que des bisous, mais bon, je l’aime, que voulez vous ? Son bonheur suffit au mien, et elle sait me faire rire chaque jour avec ses pitreries et fondre de tendresse avec ses longs regards brillants. Elle est et restera toujours ma fifille, ma peste adorée, mon petit boudin sur pattes… 

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(more…)

 

 

Pourquoi je suis devenue végétarienne… 27 février, 2009

Classé dans : réflexions isolées — Ewillana @ 19:00

J’ai déjà détaillé précédemment comment j’étais devenue végétarienne, mais il me semblait important d’apporter quelques précisions par rapport à mes motivations profondes. En effet, il y a tellement d’arguments en faveur de ce mode de vie aujourd’hui, que je me sens forcée de les exposer et je le répéterai autant qu’il le faudra si cela peut convaincre des gens de franchir le pas.

Tout d’abord, comme je l’ai expliqué, je suis végéta*ienne pour les animaux. Je suis pour le respect de la vie, contre la souffrance et je considère que l’on est à égalité avec les animaux au moins sur ces plans là : nous sommes tous vivants, et nous souffrons de la même façon (puisque nous avons un système nerveux). Dans ce cas, et selon mon point de vue, rien ne peut justifier de créer, d’élever, et de tuer dans les pires conditions possibles (voir le documentaire « Terriens » sur google, c’est très « instructif ») des êtres vivants sensibles tels que les animaux. Je suis contre le spécisme qui consiste à considérer qu’une espèce aurait plus de droit qu’une autre à vivre (par exemple, un chat aurait plus de « valeur » qu’une vache ou une poule). Pour moi le spécisme est au même rang que le racisme, et je ne tolère ni l’un ni l’autre. Et comme certains l’ont noté, le traitement infligé aux animaux va souvent de pair avec celui infligé aux hommes. Ce n’est pas pour rien que l’on a pu constater la naissance des premiers camps d’extermination en même temps que celle des abattoirs industriels… A réfléchir !

Deuxièmement, je suis végéta*ienne pour des raisons économiques. Actuellement des millions de gens souffrent de la famine dans le monde, gens à qui l’ont a pris leur terre pour produire des céréales qui vont nourrir… les bestiaux des pays riches. Or cette « viande » consomme énormément de céréales pour grandir et finalement être abattue pour le plaisir de nos palais. Toutes ces surfaces agricoles pourraient être exploitées et nourrir directement les populations les plus pauvres du monde, et même plus ! Selon certaines sources on pourrait même nourrir plus du double de la population actuelle avec ces terres ! C’est important pour moi de parler de cela car souvent on m’a reproché « ma sensiblerie » à l’égard des animaux alors que des peuples souffraient de la famine et de la guerre… En dehors du fait que je ne pense pas que se battre pour les animaux soit incompatible avec le fait de se battre pour les peuples pauvres et opprimés, je pense aussi à eux quand je refuse de manger de la viande ! Quand on sait que la nourriture risque de poser des problèmes dans les années à venir au vu de la croissance démographique actuelle, le végétarisme apparaît comme une solution possible !

Enfin, il se trouve qu’en plus de gaspiller les ressources pour le bétail, nous exploitons aussi directement les plus pauvres pour notre confort : on les paye une misère pour exploiter des terres qui ne les nourriront pas, et on les fait travailler dans des industries qui les tuent à petit feu (exploitation dans les pires conditions, ouvriers travaillant dans l’industrie du cuir manipulant à mains nues, jour après jour, des produits hautement toxiques pour leur santé…).

Troisièmement, je suis végéta*ienne pour des raisons écologiques. L’industrie de la viande pollue !! Les déjéctions des animaux contiennent beaucoup de méthane, gaz responsable de l’agrandissement du trou de la couche d’ozone, et bien souvent dans les élevages industriels tout part dans l’eau !! Sans compter les engrais chimiques que nous déversont chaque jour pour faire pousser plus vite les céréales qui vont nourrir ces animaux et qui contaminent les terres et les eaux alentours ! Eau que consomment évidemment beaucoup de gens pauvres… D’autre part ces animaux consomment énormément d’eau dans leur vie, et énormément de céréales comme je le disais précédemment… Actuellement, la forêt amazonienne part en fumée en partie pour les nourrir  ! Et j’en passe et pas des meilleures !

Quatrièmement, je suis végéta*ienne parce que je pense que c’est bon pour moi. Des études scientifiques sérieuses, menées notamment aux Etats-Unis et au Canada montrent que le végéta*isme est bien meilleur qu’un régime omnivore sur beaucoup de points notamment l’obésité, le cholestérol, la constipation, certains cancers, problèmes artériels, cardiaques…  Dans tous les cas, il a été prouvé qu’un régime végéta*ien n’est pas dangereux pour la santé ! Nous ferons je pense un article spécial concernant la diététique mais je tenais à dire que nous faisons généralement plus attention à ce que nous mangeons que les omnivores, équilibrant et diversifiant notre alimentation et que si le végétarisme était réellement mauvais pour la santé alors la moitié de la population indienne serait décimée actuellement (vu que 50% d’indiens sont végétariens). D’autre part, de grands sportifs sont aussi végétariens  (Carl Lewis par exemple). En tant que végétaliens, le seul apport que nous ne trouvons pas dans les végétaux est la vitamine B12, mais des complémentations efficaces existent (sous forme d’ampoules à prendre une fois par semaine ou par mois), et il existe des aliments enrichis (notamment les céréales du petit déjeuner ou des jus de fruits).

Pour finir, je pense que le végétarisme, pour toutes les raisons que j’ai citées plus haut rend plus humain. Le crier haut et fort n’est maintenant plus une difficulté pour moi, au contraire. Je ne pense pas être quelqu’un de sectaire ou extrémiste, et il me semble important de revendiquer une certaine éthique de vie et refuser de tuer directement ou indirectement en fait partie, en ce qui me concerne. Je n’ai pas à avoir honte de cela ! Ceux qui réagissent mal à nos idées sont pour moi ceux qui ont bien souvent les réponses en eux mais refusent d’accepter l’évidence pour ne pas avoir à changer leur mode de vie.

Sources et liens :

 

 

Comment je suis devenue végétarienne… 4 février, 2009

Classé dans : réflexions isolées — Ewillana @ 22:02

Cette histoire pourrait commencer par : « Tout a commencé il y a bien longtemps dans les tréfonds de mon inconscient alors que je traversais les rayons boucherie du supermarché… », mais je trouve ça un peu trop pompeux pour ce que j’ai à exprimer là. Il est vrai que j’ai toujours beaucoup aimé les animaux et que j’en ai toujours côtoyé depuis mon enfance. Pour moi, ils ont toujours représenté plus qu’un cadeau de Noël, qu’on peut jeter quand il est usé ou qu’on a plus envie de s’en occuper, plus qu’un larbin qu’on peut exploiter sans s’en soucier jusqu’à ce qu’il ne soit plus rentable… J’ai eu des oiseaux, des chats, des chiens, j’ai pratiqué longtemps l’équitation et mes parents m’ont toujours appris à respecter « les bêtes », même si pour eux, le fait de les tuer et de les manger rentre dans l’acception du terme « respecter ».

Peut être que cette sensibilité est le point de départ de tout ça, et je pense que sans elle, il n’y a aucune réflexion ni remise en question autour du statut des animaux. Cela étant dit, j’ai toujours grandi dans une famille de « carnivores » où l’on pouvait laisser les légumes de côté à condition de finir la viande et jusqu’à une certaine époque je pouvais engouffrer mon steak sans avoir de remords en croisant le regard de mon chat ou de mes perruches. Je pouvais même câliner un jeune lapin dans les clapiers de mon grand père en sachant qu’il finirait un jour dans mon assiette… Il suffisait de ne pas trop s’attarder sur cette pensée.

Au fil des années, je sentais un certain malaise assez fugace néanmoins en achetant de la viande mais après tout, ne sommes nous pas « faits » pour manger de la viande ? A cette époque, je m’étais installée à Paris, je vivais seule et faisais donc les courses moi même, ça laisse un peu plus de marge pour réfléchir à ce que l’on consomme (quand on en a quelque chose à faire…). J’ai commencé à me disputer avec Nizou autour de cette question du végétarisme (lui venait de franchir le cap). Nous avions BESOIN de la viande (bien que je n’aie aucune connaissance sur la nutrition à cette époque), nous ne pouvions pas dérégler l’ordre de la chaine alimentaire, nous allions au devant d’un déséquilibre (qui chasserait les cerfs dans la forêt, et les lapins, les sangliers ? il fallait réguler ces populations…), si on arrivait à détenir des animaux dans de meilleures conditions d’exploitation et d’abattage, on ne les ferait pas souffrir et il n’y aurait aucune raison de se sentir mal à l’aise.

Mais mal à l’aise je l’étais, car mon ami avait de meilleurs arguments que moi. Ses tests sanguins ne montraient aucune carence, il avait l’air en pleine forme (comme toujours) et faisait très attention (bien plus que moi) à ce qu’il mangeait, veillant à équilibrer ses repas et à les diversifier. Pourquoi étions nous obligés de réguler les populations d’animaux dans les forêts ? N’était ce pas parce que nous avions exterminé tous leurs prédateurs naturels (loups, ours, renards…) ? Au regard de cela, n’était ce pas à nous de trouver une solution plus éthique (comme réintroduire des espèces en voie de disparition) au lieu de continuer à faire dans l’extermination ? Mon raisonnement me semblait quelque peu fragile, mais accepter que j’avais tort, que je contribuais à ma façon à la souffrance des animaux que je disais aimer, changer de mode de vie me semblait trop énorme et ne m’effleurait pas l’esprit. Néanmoins la machine était lancée, et il était impossible de la retenir.

Ce qui est bien avec la fac, c’est qu’on peut s’ouvrir l’esprit sur beaucoup de domaines, et quand j’ai vu que je pouvais choisir une option philosophie sur les rapports entre Hommes et Animaux au cours des siècles, en deuxième année, j’ai sauté sur l’occasion… Et c’est à partir de là… Non, en fait, ce n’est pas vrai. Pour être honnête, c’était la seule option qui me semblait intéressante et où il restait de la place, je me suis donc inscrite… Mais le destin est étrange parfois et cette UE n’a fait que relancer la réflexion qui germait dans ma tête sur ma façon de considérer l’animal. Je pourrais dire plutôt « cette UE n’a fait que commencer à me torturer » car j’étais de plus en plus en conflit ouvert avec moi même.

Pourquoi considérions nous l’Animal comme un être en « manque de ce qu’a » l’Homme ? Darwin n’a t-il pas montré que nous étions des animaux comme les autres ? Qu’est ce qui différenciait fondamentalement l’Homme de l’Animal ? Etait-ce la conscience, cette notion vague et floue qui ne trouve pas de définition exacte ? Pourtant les animaux ne sont pas des machines et elles ne semblent pas de façon évidente déterminées et programmées à la naissance… Alors oui, les animaux n’ont pas le langage,  ils ne peuvent pas décontextualiser (parler du passé ou du futur ou toute chose en dehors du contexte) mais ne sont  ils pas parfaitement adaptés à leur environnement ? Nous ne pouvons pas les juger par nous mêmes par rapport à nous mêmes, ce ne serait pas équitable. On ne peut pas être juge et partie. La notion d’intelligence est bien futile quand on sait qu’elle varie en fonction de la culture, et même du point de vue théorique que l’on adopte (je suis bien placée pour le savoir, vu que je suis étudiante en psychologie).

En parallèle, je suis devenue membre d’une association de protection animale pour les NAC (nouveaux animaux de compagnie), un refuge, qui a un site web et un forum (www.refugenac.com) et l’un des membres m’informa qu’il y avait une conférence sur l’éthique animale de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer à l’occasion de la sortie de son bouquin, à Science Po le 20 mars dernier, et j’y suis allée. Je crois que je pourrais dater précisement le début de ma nouvelle façon de vivre de ce jour là. J’en suis ressortie transformée. Comme une métamorphose lente qui finit par aboutir. Il plaça des mots sur mes idées, des réponses à mes questions, n’apporta pas de « solution miracle » ni de conseils sur la façon dont toute personne morale devrait vivre, mais j’avais trouvé ma voie. L’Homme n’était plus le centre du monde (antropocentrisme) à la place était la souffrance que nous ressentions comme tout être doté d’un système nerveux (et même d’autres, au vu des découvertes scientifiques récentes) ce qui nous mettait enfin de façon indiscutable au même plan que les autres animaux. Tout devenait dès lors tellement plus facile ! 

J’ai changé du tout au tout extérieurement. Bien sûr, intérieurement, comme j’ai pu l’expliquer plus haut, il m’a fallu du temps pour accepter tout ça et en sortant de cette conférence, je n’en menais pas large. La culpabilité de mes actes et de ma façon de penser antérieure m’est tombée dessus brutalement, après que j’ai fait tant d’efforts pour la refouler. Et puis ça été un intense soulagement. Un grand « OUF ». Enfin, je pouvais aller de l’avant, changer, grandir en bref. Enfin, j’allais pouvoir être en accord avec mes convictions profondes, mettre de l’ordre, arrêter le conflit qui se jouait en moi depuis tout ce temps.

Il n’y a pas eu de période « d’adaptation », la veille j’étais omnivore, le lendemain j’étais végétarienne. Nizou n’en a pas cru ses yeux, lui qui croyait avoir définitivement perdu la bataille, mon petit ami m’a paru sceptique, mais n’a pas posé de questions particulières (peut être peu convaincu que mes convictions étaient solides, et puis de toute façon respectueux de mes décisions), le plus dur ayant été ma famille. J’ai mis un certain temps à leur dire, mais j’ai fini par le faire en essayant de m’expliquer le plus clairement possible, tout en résumant un peu mon parcours. Bizarrement, je n’ai pas eu droit à trop de railleries, et ils ne contestèrent pas trop mes choix. Ma mère me propose encore régulièrement du poulet  ou du poisson quand je viens la voir et mon père me ressort encore de temps en temps le coup du « cri de la carotte » sous différentes  variantes, mais dans l’ensemble je ne suis pas la végétarienne la plus a plaindre.

Depuis ma réflexion continue, et ma façon de vivre se « radicalise » encore, en quelque sorte : je suis en train de devenir végétalienne (je ne mange plus ni oeufs ni lait chez moi mais il m’arrive encore de le faire à l’extérieur). Ce nouveau changement est moins brutal car plus difficile à tenir en dehors de chez soi (regardez un peu les ingrédients de tout ce que vous mangez, et vous vous apercevrez que pratiquement tout contient du lait ou des oeufs). Mais avec un peu de temps, et d’expérience, on apprend à trouver des solutions et des astuces partout pour pouvoir mener la vie qu’on souhaite. Ce n’est qu’une question de conviction ;)

Quelques références pour ceux que ça intéresse :

  • Mondes animaux et monde humain de Jacob von Uexküll
  • Les animaux dénaturés de Vercors
 

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